Le Bulletin des Marketplaces

2 000 avis aux US, 386 en Allemagne

même vendeur, même business

👩‍🏫 Ce que tu vas apprendre dans cette édition :

  • Pourquoi les catégories qui dominent le classement des vendeurs changent complètement d’un pays à l’autre

  • Ce que le classement français révèle sur la vraie place des gros paniers face aux petits produits à volume

  • Pourquoi un même vendeur, avec le même modèle, peut cartonner sur un marché et stagner sur un autre

  • Ce que l’écart de traction entre l’Allemagne et les US dit vraiment sur la maturité d’un marché

  • En quoi ça change la façon d’aborder une expansion à l’international

⏱ Temps de lecture : 6 minutes.


2 000 avis aux US, 386 en Allemagne

💌 Le Bulletin des marketplaces te permet de découvrir des astuces, des études de cas, des tendances, des outils et des conseils d’experts pour développer et optimiser ton business, améliorer ton référencement, et booster tes performances sur les meilleures marketplaces.

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Je passe régulièrement sur un site qui liste les top sellers Amazon par pays. Marketplace Pulse, si tu connais pas.

Cette fois, au lieu de l’utiliser pour surveiller un vendeur précis, je me suis dit qu’on allait comparer les classements entre pays. France, US, Allemagne. Et voir ce qui remonte en premier partout.

Ce que j’ai trouvé m’a surpris, pas dans le sens où je m’y attendais.

Le classement français, c’est un classement de petits paniers

Sur les dix premiers vendeurs Amazon en France, la tendance est nette : ce sont des vendeurs de livres, de jeux vidéo, de reconditionné, d’accessoires et de piles.

Momox, vendeur allemand présent en France, tourne autour de 400 000 produits, essentiellement des livres, jeux vidéo et DVD, avec plus de 3 500 avis générés par mois sur le marché français. Juste derrière, deux autres vendeurs de livres. Trois vendeurs de livres dans le top 5, sur un marché entier.

Aucun de ces vendeurs ne vend du meuble ou du gros électroménager. Le seul vendeur généraliste à panier plus large, SonMix, arrive à percer, mais la majorité du classement reste occupée par des produits à ticket bas et volume élevé : des piles à 2,75€, des accessoires, des petits gadgets.

Ce que ça dit, c’est que la place en tête du classement en France ne va pas au panier moyen le plus élevé. Elle va au volume de transactions. Et le volume de transactions va aux catégories où l’achat est réflexe, pas réfléchi.

Aux US, un classement complètement différent

Même exercice sur le marché américain. Et là, rien à voir.

Le premier vendeur du classement US vend du vêtement. Une catégorie totalement absente du top 10 français. Juste derrière, deux vendeurs de compléments alimentaires. Une catégorie qu’on n’a pas croisée une seule fois en France non plus.

Et le nombre d’avis générés par les premiers du classement est nettement supérieur à ce qu’on observe en France : plusieurs milliers d’avis pour les tout premiers, contre quelques centaines côté français.

Ce contraste-là est le vrai signal. Ce n’est pas que le marché américain est “plus gros” en général, c’est que la hiérarchie des catégories gagnantes n’a rien à voir. Une catégorie qui écrase tout en France peut être invisible ailleurs. Et inversement.

Le vrai test : un même vendeur, deux marchés

Le point le plus intéressant n’est pas la comparaison entre catégories différentes. C’est la comparaison d’un même vendeur, avec le même modèle économique, présent sur deux marchés distincts.

Recommerce, un vendeur de produits reconditionnés, est présent à la fois en France et en Allemagne. Même activité, même positionnement, même type de catalogue.

En Allemagne, son volume d’avis tourne autour de 386. Sur d’autres marchés où le reconditionné a une traction plus forte, on parle de plusieurs milliers d’avis pour un acteur comparable.

Un même vendeur, un même modèle, un écart de cet ordre entre deux pays. Ce n’est pas un problème d’exécution du vendeur. C’est un écart de maturité du marché sur cette catégorie précise, dans ce pays précis.

Ce que ça change dans la façon de lire un marché

La tentation classique, c’est de se dire qu’une catégorie qui marche bien quelque part va forcément se comporter pareil ailleurs. Le raisonnement inverse est tout aussi fréquent : une catégorie saturée sur ton marché principal est vue comme saturée partout.

Les trois classements montrent que ni l’un ni l’autre n’est vrai. Le livre écrase la France et l’Allemagne, mais reste anecdotique dans le top américain. Le vêtement et les compléments alimentaires dominent aux US sans qu’on en voie la couleur dans le top français. Et un même vendeur, sur un même modèle, peut être un acteur mineur dans un pays et un acteur de référence dans un autre.

Avant d’ouvrir un marché, ce classement se lit en quelques minutes. Et il dit souvent plus sur les vraies opportunités qu’une étude de marché théorique : il montre qui est déjà là, avec quel volume, et sur quelles catégories exactement.

Ce qu’il faut retenir

La catégorie qui cartonne n’est jamais une propriété intrinsèque du produit. Elle dépend du pays où tu regardes.

Un vendeur qui stagne sur un marché peut avoir un modèle parfaitement valide, juste positionné sur une catégorie qui n’a pas encore trouvé son public à cet endroit précis.

Et l’écart de traction d’un même vendeur entre deux pays est un des indicateurs les plus directs qu’on puisse trouver pour juger de la maturité réelle d’une catégorie sur un marché, avant même d’y mettre un premier produit.

🎥 Si tu veux voir l’analyse complète, pays par pays, vendeur par vendeur, la vidéo est sur YouTube → https://www.youtube.com/@LeBulletindesMarketplaces

Et si tu veux voir directement la vidéo :

🗳️ Et toi ?

Si tu devais parier sur un pays où ta catégorie a le plus de marge de progression, tu regarderais en premier lequel : le tien, ou un marché où tu n’es pas encore présent ?

Réponds en commentaire, je suis curieux de voir vos intuitions.

Allez à la semaine prochaine 👋